Expression Femme
Expression Femme 13 - 16 fevrier 2020 Paris Il sito web personale +33(0)6 3000 56 63 +39 3394871980

En quatre questions…

Regina Noakes

Regina Noakes est une artiste Australienne née à Singapour. Initialement formée au piano et à la musique en général, elle découvre, après un voyage en Italie (plus précisément à Capri) et l’expérience comme assistante du Professeur Antonio Napoli, sa passion pour la peinture. Naît ainsi une collection très importante d’œuvres qui s’inspirent de ses nombreux voyages mais aussi, surtout dans les premiers travaux, de l’art Moghul et Roman. Ses portraits montrent toute son intention de ne pas s’enfermer dans la recherche d’une esthétique exacerbée et s’apparente en quelque sorte par leurs traits instinctifs à l’art Naïf.

MG: Comment définiriez vous votre relation avec l’Art ?

RN: Je dessine et je peins à partir de l’imagination, plutôt qu’à partir de la vie, car cela me donne la liberté d’exprimer et d’explorer des idées et des thèmes. Mon travail est souvent à grande échelle, aux couleurs vives avec des compositions primaires et primitives avec leurs motifs et leur contenu éclipsant invariablement la discussion de leurs propriétés formelles. Les peintures manifestent une distillation des expériences collectées dans une unité visuelle, le temps et le sentiment. Il y a une essence de moi-même, combinée avec des éléments d’alter ego et d’humeurs qui correspondent à un jour donné. L’art révèle inévitablement votre vie et vous en tant que personne, vous exposant à votre public, vous devenez très conscient de ce que vous choisissez de présenter et de ce que vous choisissez de retenir ou, peut-être, de modifier.

MG: Quand vous êtes-vous sentie vraiment artiste ?

RN: Je dessinais toujours depuis mon plus jeune âge. J’ai participé à de nombreux concours d’art, j’ai lu des livres sur l’art et j’aimais peindre toute la journée quando on me le permettait. La musique classique a également été une grande partie de ma vie et j’ai obtenu plusieurs licences en musique (piano). Cependant, après des années à me demander s’il fallait me concentrer sur l’art ou sur la musique, j’ai commencé une série de peintures. J’ai eu de nombreux commentaires positifs de la part des personnes et j’ai montré mon travail à une galerie. On m’a proposé d’exposer dans une galerie et j’ai eu plusieurs expositions personnelles avec toutes les peintures vendues. Après cela, j’ai su que j’avais trouvé ma vocation et je me suis vraiment sentie une artiste. J’étais enthousiasmée par beaucoup d’idées et désireuse de me consacrer à ma peinture et quant à la musique, je vis et je l’écoute tout en travaillant dans mon studio. Ce fut la meilleure décision que j’aie jamais prise. J’essaie de peindre toute la journée et j’ai depuis 40 ans des expositions réussies de mes tableaux.

MG: Qu’est ce que ça veut dire pour vous exposer à Paris ?

RN: Paris est la capitale de l’art et c’est un honneur pour moi de pouvoir exposer dans ce lieu merveilleux. J’apprécie vraiment que la Galleria Monteoliveto représente mon travail en Europe. Une expérience merveilleuse et intéressante pour le parcours artistique d’un artiste.

MG: Quel est votre rapport avec l’Univers Femme ?

RN: Je suis connue et sans complexes pour la perspective féminine dans mes œuvres. J’essaie de créer un lien entre le réalisme comme style de définition et un récit qui se concentre sur des moments uniques, mystérieux et révélateurs à la fois. Il y a tellement de mystères dans la vie. La maternité en fait partie et c’est un sujet qui représente une part assez importante de mon travail. Une priorité dans la voie que vous prenez. Peu importe à quel point vous pensez pouvoir continuer sur votre route, cela vous affecte vraiment. Nourrir les enfants (même maintenant avec des fils, une fille et des belles-filles adultes et maintenant une petite-fille), nourrir votre créativité, tout cela alimente toujours mon travail de manière très positive.

«La créativité et l’éducation sont devenues étroitement liées. Tout devient une partie assez importante de mon travail ».

Regina Noakes 2020

In four questions…

Regina Noakes

Regina Noakes is an Australian artist born in Singapour. Initially formed to piano and music in general, she discovers, after a journey in Italy (more exactly in Capri) and the experience as assistant of Professor Antonio Napoli, her passion for painting. This gives birth to an important collection of artworks inspired by her different trips but also, especially in her first works, by the Moghul and Roman art. Her portraits shows all her intention not to close herself in a seek for an exacerbated beauty and are, with their instinctive lines, in a certain way, close to the art Naïf.

MG: How would you define your relation with Art ?

RN: I draw and paint from imagination, instead of from life, as this gives me a freedom to express and explore ideas and themes. My work is often large-scale, brightly coloured with primal and primitive compositions with their motifs and content invariably overshadowing discussion of their formal properties. The paintings manifest a distillation of collected experiences into a visual unity, time and feeling. There is an essence of myself, combined with elements of alter egos and moods to match any given day. Art inevitably reveals your life and you as a person, exposing you to your audience, and you become very aware of what you choose to present and what you choose to hold back or, maybe, modify.

MG:When did you really felt an Artist ?

RN: I was always drawing from a young age. I used to enter many art competitions, read books on art   and paint all day if I was allowed to. Classical music was also a big part of my life and I achieved several Associate and Licentiate in Music (pianoforte). However after years of wondering whether to concentrate on art or music, I started a series of paintings. I had many positive comments from people and showed my work to a gallery.  I was offered an opportunity to exhibit by a gallery and had several solo exhibitions with all paintings selling out. After this I knew I found my calling and really felt like an artist. I was excited with lots of ideas and was willing to devote myself to my painting and as for music I live and listen to it while working in my studio. It was the best decision I have ever made. I try to paint all day and have had 40 years of successfully exhibiting my paintings.

MG: What means for you exhibiting in Paris ?

RN: Paris is the Capital of Art and it is an honour to be able to exhibit in this wonderful place. I am really appreciative that Galleria Monteoliveto is representing my work in Europe. A very amazing experience and good for an artist’s exhibiting repertoire.

MG: What is your relation to the Woman Universe ?

RN: I am known and am unapologetic for my female perspective in my artworks. I try to create a bond between realism as their defining style and a narrative which focuses on single moments, mysterious and revealing at the same time. There are so many mysteries in life. Motherhood is one of them and a subject that is quite a significant part of my work. It dominates the way you take. No matter how much you think you’re going to be able to keep going on your route, it really affects you.  Nurturing kids, (even now with adult sons, daughter and daughters-in-laws and now a little grand daughter), nurturing your creativity, all of that still feeds into my work in a very positive way.

‘ Creativity and nurturing have become intertwined. All becomes quite a significant part of my work’.

Regina Noakes 2020

In quattro domande…

Regina Noakes

MG: Come definirebbe la Sua relazione con l’Arte ?

RN: disegno e dipingo partendo dall’immaginazione, piuttosto che dalla vita, poiché ciò mi dà la libertà di esprimere ed esplorare idee e temi. Il mio lavoro è spesso su larga scala, dai colori vivaci con composizioni primarie e primitive con i loro motivi e contenuti che invariabilmente oscurano la discussione delle loro proprietà formali. I dipinti manifestano una distillazione di esperienze raccolte in un’unità visiva, tempo e sentimento. C’è un’essenza di me, combinata con elementi di alter ego e stati d’animo da abbinare a un dato giorno. L’arte rivela inevitabilmente la tua vita e te come persona, ti espone al tuo pubblico e diventi molto consapevole di ciò che scegli di presentare e di ciò che scegli di trattenere o, forse, di modificare.

MG: Quando si è sentita veramente un’artista ?

RN: Ho sempre disegnato fin da giovane. Ho partecipato a numerosi concorsi d’arte, leggevo libri sull’arte e dipingevo tutto il giorno quando mi era permesso. Anche la musica classica è stata una parte importante della mia vita e ho conseguito diversi Associate and Licentiate in Music (pianoforte). Tuttavia, dopo anni passati a chiedermi se concentrarmi sull’arte o sulla musica, ho iniziato una serie di dipinti. Ho ricevuto molti commenti positivi dalle persone e ho esposto il mio lavoro in una galleria. Mi è stata offerta l’opportunità di esporre in una galleria e ho avuto diverse mostre personali con tutti i dipinti venduti. Dopo questo ho saputo di aver trovato la mia vocazione e mi sono sentita davvero un’ artista. Ero entusiasta di molte idee e disposta a dedicarmi alla mia pittura e, per quanto riguarda la musica, vivo e la ascolto mentre lavoro nel mio studio. È stata la migliore decisione che abbia mai preso. Cerco di dipingere tutto il giorno e da 40 anni espongocon successo i miei dipinti.

MG: Cosa vuol dire per Lei esporre a Parigi ?

RN: Parigi è la capitale dell’arte ed è un onore per me poter esporre in questo luogo meraviglioso. Sono davvero grata che la Galleria Monteoliveto rappresenti il ​​mio lavoro in Europa. Un’esperienza davvero straordinaria e buona per il  curriculum espositivo di un’artista.

MG: Qual’è il Suo rapporto con l’Universo Donna ?

RN: Sono conosciuta e senza complessi per la prospettiva femminile nelle mie opere. Cerco di creare un legame tra il realismo come loro stile distintivo e una narrazione che si concentra su singoli momenti, misteriosi e rivelatori allo tempo stesso. Ci sono così tanti misteri nella vita. La maternità è una di questi, un argomento che è una parte abbastanza significativa del mio lavoro. E’ prioritario nella strada che prendi. Non importa quanto pensi che sarai in grado di continuare sul tuo percorso, ti colpisce davvero. Nutrire i bambini, (anche ora con figli adulti, figlia e suocere e ora una nipotina), nutrire la tua creatività, tutto ciò alimenta ancora il mio lavoro in modo molto positivo.

‘La creatività e il nutrimento si sono intrecciati. Tutto diventa una parte abbastanza significativa del mio lavoro “.

Regina Noakes 2020

En quatre questions…

Lieve Ophalvens

Lieve Ophalvens est une peintre, belge avec des origines brésiliennes. Cette double culture est visible dans tous les aspects de son art. Ses créations oniriques déstructurent et restructurent à sa façon l’anatomie féminine. Ce qui de prime abord peut sembler un univers compliqué et parfois sombre, révèle, peu à peu, un monde coloré aux formes rondes et joyeuses. Ses tableaux hésitent entre l’abstrait et le figuratif et nous donnent cette impression de voyager dans un monde rêvé.

MG: Comment définiriez vous votre relation avec l’Art ?

LO: Mon art sera une petite particule positive dans la vaste négativité du monde. Les yeux sont des miroirs de l’âme. Les bouches sont des sources d’émotions. Les yeux et les bouches sont donc toujours peints en gros plan.

MG: Quand vous êtes-vous sentie vraiment artiste ?

LO: Au lycée

MG: Qu’est ce que ça veut dire pour vous exposer à Paris ?

LO: La grandeur de la métropole, la “Ville Lumière”. La lumière est très importante pour nous artistes.

MG: Quel est votre rapport avec l’Univers Femme ?

LO: Mes peintures sont fougue et virulence de la couleur et alternent avec le regard mystérieux les personnages féminins, que j’étudie pour en déstructurer la forme et la réinventer.

In four questions…

Lieve Ophalvens

Lieve Ophalvens is a Belgian painter with brasilian origins. This double culture is visible in each aspect of her art. Her oniric creations deconstruct and reconstruct the women anatomy in her own way. What might seem, in the beginning, a complex and sometimes dark universe, reveals, little by little, a colourful world with round and joyful shapes. Her paintings hesitate between the abstract and the figurative and give us this impression of dream-travel.

MG: How would you define your relation with Art ?

LO: My art will be a small positive particle in the vast negativity on this earth. The eyes are the mirror of the soul. The mouths are the source of emotion. Eyes and mouths are therefore always painted in close-up.

MG: When did you really felt an Artist ?

LO: In high school

MG: What means for you exhibiting in Paris ?

LO: The vast metropole known as “La Ville Lumière”, the city of light. Light is very important for us artists.

MG: What is your relation to the Woman Universe ?

LO: My paintings are fougue and virulence of the color and alternates with mysterious look the feminine characters, that I study to deconstruct their form and reinvent it.

In quattro domande…

Lieve Ophalvens

Lieve Ophalvens è una pittrice belga con origini brasiliane. Questa doppia cultura è visibile in tutti gli aspetti della sua arte.  Le sue creazioni oniriche destrutturano e ristrutturano a suo modo l’anatomia femminile. Quello che a primo sguardo può sembrare un universo complicato e a volte cupo, svela, poco a poco, un mondo colorato dalle forme tonde e gioiose. I suoi quadri esitano tra l’astratto e il figurativo e ci danno questa impressione di viaggiare in un sogno.

MG: Come definirebbe la Sua relazione con l’Arte ?

LO: La mia arte sarà una piccola particella positiva nella vasta negatività del mondo. Gli occhi sono gli specchi dell’anima. Le bocche sono sorgenti di emozioni. Gli occhi e le bocche sono quindi sempre dipinti in piano ravvicinato.

MG: Quando si è sentita veramente un’artista ?

LO: Al liceo.

MG: Cosa vuol dire per Lei esporre a Parigi ?

LO : La grandezza della metropoli, la “Ville Lumière”, la città dei lumi. La luce è sempre importante per noi artisti.

MG : Qual’è il Suo rapporto con l’Universo Donna ?

LO: I miei dipinti sono foga e violenza del colore e alternano con lo sguardo misterioso i personaggi femminili, che io studio per destrutturarne la forma e reinvertarla.

En quatre questions…

Alissa Thor

Alissa Thor est une artiste française qui ne se contente jamais. Une enfance passée à voyager aux quatre coins du globe, un retour à Paris pour les études, puis à Rouen, l’artiste est poète, dessinatrice, artiste engagée mais son élément de prédilection est : la peinture.  Son art vise à faire remonter en vous toutes vos émotions, à vous choquer, à vous faire exprimer.  Ses portraits, parfois esquissés, parfois très nets, réussissent avec leurs regards captivants à vous sortir de votre zone de confort.

MG: Comment définiriez vous votre relation avec l’Art ?

AT: Ma relation avec l’art : une manière de vivre, une manière de voir le monde mais aussi, tout simplement, la possibilité de vivre.

MG: Quand vous êtes-vous sentie vraiment artiste ?

AT: Quand j’ai eu une galerie attitrée.  On ne peut pas faire l’économie d’un peu de reconnaissance du public et de ses pairs.

MG: Qu’est ce que ça veut dire pour vous exposer à Paris ?

AT: Je suis contente d’exposer partout où je le peux. De toucher le plus de personnes possible. Paris est certainement une des places les plus importantes pour faire connaître son art.

MG: Quel est votre rapport avec l’Univers Femme ?

AT: C’est ma vie (rire) ! Plus sérieusement je crois que les femmes ont un rapport à l’intime qui se rapproche de ce que je cherche en peinture. Je ne peins pas des visages proprement féminins (au sens technique et physiologique), mais je peins des visages sans masques qui cherchent une vérité/réalité. Et c’est en cela que ce sont plutôt des femmes.

In four questions…

Alissa Thor

Alissa Thor is a French artist who never stops. A childhood traveling around the globe,a retrun to Paris for her studies, then to Rouen, the artist is a poet, a drawer, an engaged artist but her preferred environnement is: painting.  Her art tends to make all your emotions arise, to shock you, to make you express yourself.  Her portraits, sometimes sketched, sometimes really neat, manage with their captivating looks to make you exit from your comfort zone.

MG: How would you define your relation with Art ?

AT: My relation with art: a way of life, a way to see the world but also very simply, the possibility to live.

MG: When did you really felt an Artist ?

AT: When I’ve got a dedicated gallery. We can’t pass on a little reconnaissance from the public and our pairs.

MG: What means for you exhibiting in Paris ?

AT: I am happy to exhibit wherever I can. To touch the most people I can. Paris is certainly one of the most important places in the world to diffuse your art.

MG: What is your relation to the Woman Universe ?

AT: It’s my life (laughs) ! More seriously, I think that women have a relation to the intimate that approaches what I search in painting. I don’t paint properly feminine faces (on the technique and physiologic meaning) but I paint faces without masks that searches a truth/reality. And it’s in that they are more women.

In quattro domande…

Alissa Thor

Alissa Thor è un’artista francese che non si accontenta mai. Un’infanzia trascorsa viaggiando ai quattro angoli del globo, il ritorno a Parigi per gli studi, poi a Rouen, l’artista è poeta, disegnatrice, artista impegnata ma il suo elemento di predilezione è: la pittura.  La sua arte punta a far risalire tutte le vostre emozioni, a scioccarvi, a farvi esprimere.  I suoi ritratti, a volte abbozzati, a volte molto netti, riescono con il loro sguardi intensi a farvi uscire dalla vostra zona di comfort.

MG: Come definirebbe la Sua relazione con l’Arte ?

AT: La mia relazione con l’arte: una maniera di vivere, una maniera di vedere il mondo ma anche, molto semplicemente, la possibilità di vivere.

MG: Quando si è sentita veramente un’artista ?

AT: Quando ho avuto una galleria dedicata. Non si può fare a meno di un po’ di riconoscimento da parte del pubblico e dei suoi pari.

MG: Cosa vuol dire per Lei esporre a Parigi ?

AT: Sono contenta di esporre dovunque posso. Di toccare il maggior numero di persone. Parigi è sicuramente una delle piazze più importanti per far conoscere la propria arte.

MG: Qual’è il Suo rapporto con l’Universo Donna ?

AT: È la mia vita (ride) ! Più seriamente credo che le donne hanno un rapporto all’intimo che si avvicina a quello che cerco nella pittura. Non dipingo visi propriamente femminili (al senso tecnico e fisiologico) ma dipingo visi senza maschere che cercano una verità/realtà. Ed è in questo che sono piuttosto delle donne.

En quatre questions…

Christiane Tureczek

Christiane Tureczek est une artiste sculptrice suisse qui mêle l’art à la Nature. Ses créations en bronze épousent les formes d’éléments  que l’on peut trouver dans la vie de tous les jours mais qui lui parlent d’une façon particulière. Son imagination et sa technique “animent”, donc, ces objets d’une vie nouvelle. De là naît la série des “Sorcières”, un projet très central dans son corpus. L’artiste traite aussi la sculpture avec une approche plus classique, comme on le voit dans la magnifique “Pietà” aux traits épurés et presque abstraits. Une approche, donc, totale, à la sculpture du métal.

MG: Comment définiriez vous votre relation avec l’Art ?

CT: Il n’y en a pas, ma relation avec l’Art! Si nous partons de l’idée qu’une relation nécessite toujours au moins deux éléments, alors il n’y a pas de relation entre l’Art et moi – je suis mon Art et mon Art c’est moi. Au contraire, il y a une relation avec l’Art créée par les autres, avec l’histoire de l’Art, avec notre culture – mais même là, j’entre immédiatement en relation avec la personne derrière ce “produit” de l’Art. Et puis il y a une relation avec les personnes du marché de l’art – galeristes, collectionneurs, conservateurs, promoteurs de foires, expositions, etc … et journalistes. Mais même là, dans le monde d’aujourd’hui, les rôles sont confus … par exemple, en dehors de l’artiste, je suis également représentant du réseau de sculpture pour la Suisse depuis de nombreuses années … et dans cette fonction, j’ai pu organiser des expositions, écrire des articles pour les journaux , traduire des textes pour un catalogue de galerie etc …

MG: Quand vous êtes-vous sentie vraiment artiste ?

CT: “Se sentir vraiment artiste” n’est pas un état d’esprit permanent pour moi. Il y a ces moments où vous réalisez que vous regardez le monde depuis une fenêtre d’artiste – quand un projet est né, une image, pendant que je lis un article …  Quand je réalise une sculpture sur laquelle je travaille, je la tourne et la retourne encore, encore une fois, je la regarde d’en haut, de près, de loin … et je sens qu’elle est complète, et je suis étonnée que ce soient mes mains à l’avoir réalisée … Ou quand je suis dans un groupe de personnes, aux langues, aux cultures et aux histoires différentes, et que nous nous comprenons sans un mot, en écoutant de la musique, en étudiant des dessins, en admirant une peinture … ou simplement quand mes pensées s’arrêtent  et que je commence à regarder, et seulement regarder – dans ces moments je trouve l’Art dans chaque bois, chaque pierre, chaque colline, chaque ombre, chaque vague…. Et je me sens – en ce moment – “vraiment un artiste”.

MG: Qu’est ce que ça veut dire pour vous exposer à Paris ?

CT: Exposer ici, dans cette exposition, c’est avant tout un signe de confiance envers la Galerie Monteoliveto, envers Gilbert et son idée de pop-up galerie, exposer avec d’autres artistes que je ne connais pas encore …  Oui, Paris vaut toujours le détour, bien sûr, il y a ces histoires et mythes de la vie artistique à Paris. De nos jours, cependant, il y a aussi la menace du terrorisme qui affecte la vie quotidienne des Parisiens … et il y a ces défis de notre temps, qui peut-être à Paris se font sentir plus intensément, étant donné que la France, et surtout sa capitale, représentent toujours les valeurs historiques de “liberté, égalité, fraternité”. Peut-être plus actuel que jamais …

MG: Quel est votre rapport avec l’Univers Femme ?

CT: L’univers Femme …? Dans mon art, je travaille sur le thème des sorcières – les sorcières comme symbole de la sagesse intuitive, de la force de la résistance, de la dignité d’être … et souvent ce sont les femmes qui ont été persécutées, torturées, exclues des biens essentiels pour se créer elles-mêmes une vie indépendante et digne … Et malheureusement, elles le sont encore aujourd’hui … – mais pas seulement les femmes. On peut peut-être dire que, par mon art, je voudrais être le garant d’un monde dans lequel les droits de l’homme, la dignité, la liberté et l’individualité de chaque individu sont vraiment respectés. Un monde où même les dons spécifiques des femmes sont respectés, valorisés et intégrés dans un ensemble pour créer un monde sain et prospère. Et étant une femme, je le fais avec les outils traditionnellement attribués à l’univers Femme, intuition, empathie, médiation, communication, art … et avec le soutien du réseau de solidarité entre femmes que nous élargissons de plus en plus.

In four questions…

Christiane Tureczek

MG : How would you define your relation with Art ?

CT: There isn’t my relationship with Art!  If we start from the idea that a relationship always requires at least two elements, then there is no relationship between Art and me – I am my Art, and my Art is me. But there is a relationship with Art created by others, with the history of Art, our culture – but even there I immediately enter into a relationship with the person behind that “product” of Art. And then there is a relationship with the exponents of the art market – gallery owners, collectors, curators, promoters of fairs, exhibitions, etc … and journalists. But even there, in today’s world, the roles are confused … eg apart from the artist, I have also been a representative of sculpture-network for Switzerland for many years … and in this function I was able to organize exhibitions, write articles for newspapers , translate texts for a gallery catalog etc …

MG: When did you really felt an Artist?

CT: “Feeling truly an artist” is not a permanent state of mind for me. There are these moments where you realize that you look at the world from an artist window – when a project is born, an image, while I am reading an article … When I realize a sculpture, which I am working on, I turn it again and again, I look at it from above, closely, from afar … and I feel that it is complete, and I am amazed that it  was my hands that made it … Or when I am in a group of people, with different languages, cultures and stories, and we understand each other without a word, listening to music, studying graphics, admiring a painting … or simply when my thoughts end and I start to see and only see – in these moments I find Art in every piece of wood, stone, hill, in every shadow, in every wave…. And I feel – for that moment – “truly an artist”.

MG: What means for you exhibiting in Paris ?

CT: Exhibiting here, in this exhibition, is more than anything else a sign of trust towards the Monteoliveto Gallery, in Gilbert and his idea of ​​the pop-up Gallery, exhibiting with other artists that I don’t know yet … Yes, Paris is always worth a trip, of course, there are these stories and myths of artistic life in Paris. Nowadays, however, there is also the threat of terrorism that affects the everyday life of Parisians … and there are these challenges of our times, which perhaps in Paris are felt sooner, more acutely, given that France, and above all its capital, always represent the historical values ​​of “liberté, égalité, fraternité”. Maybe more current than ever …

MG: What is your relation to the Woman Universe?

CT: The Woman universe …? In my art I work on the theme of witches – witches as a symbol for intuitive wisdom, for the strength of resistance, for the dignity of being … and often it was women who were persecuted, tortured, excluded from the essential goods to create themselves an independent and dignified life … And unfortunately they still are today … – but not only women. Perhaps it can be said that I would like – through my art – to be the guarantor of a world in which human rights, dignity, freedom and individuality of each individual are truly respected. A world where even the specific gifts of women are respected, valued and integrated into a whole to create a healthy and prosperous world. And being a woman, I do it with the tools traditionally attributed to the Woman universe, intuition, empathy, mediation, communication, art … and with the support of the network of solidarity between women that we are more and more expanding.

In quattro domande…

Christiane Tureczek

Christiane Tureczek è un’artista scultrice svizzera che fonde l’arte con la Natura. Le sue creazioni in bronzo sposano le forme che si possono trovare nella vita di tutti i giorni ma che le parlano in modo peculiare. La sua immaginazione e la sua tecnica “animano”, quindi, questi oggetti di vita nuova. Da qui nasce la serie delle “Streghe”, un progetto centrale nel suo corpus artistico. L’artista tratta la scultura anche con un approccio più classico, come lo si vede con la magnifica “Pietà” dai tratti semplici e quasi astratti. Un approccio, quindi, totale alla scultura del metallo.

MG: Come definirebbe la Sua relazione con l’Arte ?

CT: Non c’é, la mia relazione con l’Arte! Se partiamo dall’idea, che una relazione chiede sempre al minimo due elementi, allora non c’é una relazione tra l’Arte e me – io sono la mia Arte, e la mia Arte sono io. Se mai, c’è una relazione con l’Arte creata dagli altri, con la storia dell’Arte, la nostra cultura – però anche lì entro subito in un rapporto con la persona dietro quel « prodotto » d’Arte. E poi c’é una relazione con gli esponenti del mercato dell’Arte – i galleristi, i collezionisti, i curatori, i promotori di fiere, esposizioni, etc…. e i giornalisti. Ma anche lì, nel mondo di oggi, si confondono i ruoli… p.es. a parte artista, sono anche stata rappresentante di sculpture-network per la Svizzera per tanti anni… e in questa funzione ho potuto organizzare mostre, scrivere articoli per giornali, tradurre i testi per un catalogo di una galleria etc…

MG: Quando si è sentita veramente un’artista ?

CT: « Sentirmi veramente un artista » per me non é uno stato d’anima permanente. Ci sono questi attimi dove ti rendi conto che tu guardi il mondo da una finestra d’artista – quando nasce un progetto, un’immagine, mentre sto leggendo un articolo… Quando realizzo una scultura, quando sto elaborando, la giro e la rigiro, ancora, la guardo da sopra, da vicino, da lontano… e sento che é completa, e mi meraviglio che sono state le mie mani, che l’hanno realizzata…. O quando mi trovo in un gruppo di persone, con diverse lingue, culture e storie, e ci capiamo senza una parola, ascoltando una musica, studiando una grafica, ammirando un quadro… o semplicemente quando finiscono i miei pensieri e comincio a guardare e solo guardare – in questi momenti trovo l’Arte in ogni legno, sasso, collina, in ogni ombra, ogni onda…. E mi sento – per quell’ attimo – « veramente un’artista ».

MG: Cosa vuol dire per Lei esporre a Parigi ?

CT: Esporre qui, in questa mostra, è più che altro un segno di fiducia nei confronti della Galleria Monteoliveto, in Gilbert e la sua idea della pop-up Gallery, esporre con altre artiste che non conosco ancora… Sì, Parigi vale sempre un viaggio, è chiaro, ci sono queste storie e miti della vita artistica a Parigi. Nei giorni di oggi c’è però anche la minaccia del terrorismo che condiziona la quotidianità dei Parigini… e ci sono queste sfide dei nostri tempi, che forse a Parigi si sentono più presto, in modo più acuto, visto che la Francia, e sopratutto la sua capitale, rappresentano sempre i valori storici di “ liberté, égalité, fraternité ”. Forse più attuale che mai…

MG: Qual’è il Suo rapporto con l’Universo Donna ?

CT: L’universo Donna… ?  Nella mia arte lavoro sul tema delle streghe – le streghe come simbolo per la sapienza intuitiva, per la forza di resistenza, per la dignità dell’essere… e spesso sono state le donne, a essere perseguitate, torturate, escluse dai beni essenziali per crearsi una vita indipendente e dignitosa… E purtroppo lo sono ancora oggi… – ma non solo le donne.  Forse si può dire che io – tramite la mia arte – vorrei farmi garante di un mondo, in cui si rispettano davvero i diritti dell’uomo, la dignità, la libertà e l’individualità di ogni singola persona. Un mondo, dove anche i doni specifici della donna sono rispettati, valorizzati e integrati in un insieme per crearci un mondo sano e prospero. Ed essendo donna, lo faccio con gli strumenti tradizionalmente attribuiti all’universo Donna ; l’intuizione, l’empatia, la mediazione, la comunicazione, l’arte…e con il sostegno delle rete di solidarietà tra Donne che stiamo ampliando sempre di più.

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